Union Nationale Lycéenne

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Le dossier de l'UNL sur les Rythmes Scolaires

Index de l'article
Le dossier de l'UNL sur les Rythmes Scolaires
La journée de 6h de cours
La semaine de 5 jours
L’année de septembre à juin
Conclusion
Toutes les pages

I- Introduction

L’objectif de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires, annoncée par Luc Chatel dans son discours de clôture des Etats Généraux de la Sécurité à l’Ecole est de consulter l’ensemble de la communauté éducative sur cette question.
L’UNL y a participé pour porter la voix lycéenne. En effet, nous sommes les plus à même de répondre à cette question, et ne pas prendre en compte l’avis des lycéens, leurs demandes et leurs propositions serait une faute politique et sociale majeure.
Pour cette conférence, l’UNL ne s’arrête pas à l’unique question du rythme de travail, mais va plus loin en voulant définir le rythme global de la vie au lycée. Être présent au lycée ne signifie pas nécessairement être assis derrière une table à écouter un professeur tout le long de la journée.
Cela doit aussi et surtout être synonyme de découvertes et d’initiatives. Le lycée ne doit pas se contenter d’offrir une série de cours magistraux : il doit proposer à tous les élèves d’autres activités (culturelles, sportives, artistiques…) qui mènent à l’émancipation. Pour l’UNL, il ne s’agit pas cependant de s’enfermer dans le carcan des heures que les élèves passent au lycée mais de réfléchir à une meilleure organisation du rythme de vie des lycéens, tout au long de l’année (adaptation des temps de travail comme des temps de repos).
L’UNL revendique le droit à la réussite pour tous, et pas seulement pour les lycéens issus de milieux favorisés qui peuvent s’offrir un soutien scolaire particulier. Actuellement, ce service payant est donc réservé à une minorité aisée : il s’agit d’une inégalité flagrante qui facilite la réussite de quelques uns en laissant l’immense majorité des autres privés d’une aide qui leur serait nécessaire mais qu’ils ne peuvent se payer.
La solution est un Service d’Aide Scolaire individualisé et gratuit qui doit être mis en place pour répondre aux attentes de tous les lycéens en terme d’accompagnement scolaire.
Il est donc nécessaire d’engager une réelle refonte des rythmes scolaires, et de ne pas s’enfermer dans un conservatisme précaire qui ne peut en aucun cas être bénéfique, ni aux lycéens d’aujourd’hui, ni à ceux de demain.
Il faudra alors mener une concertation indépendante et objective qui doit déboucher sur une réforme ambitieuse et dans l’intérêt des élèves. Il est possible de changer le système à condition de s’en donner les moyens tant humains que financiers. Il est évident que cette réforme cruciale pour l’éducation ne pourra aboutir sans un investissement à la hauteur de ses intentions.
Néanmoins, nous ne voulons pas que ce débat sur les rythmes scolaires soit utilisé pour réduire le nombre d'heures de cours annuels.  Certes, les rythmes scolaires doivent être revus mais cela ne doit en aucun cas engendrer ni une baisse du nombre d'heures dans sa globalité, ni des réductions budgétaires et humaines au sein de l’éducation nationale.
Cela doit engendrer une meilleure répartition, faite selon les besoins des élèves. Il est donc essentiel de revoir tant l'organisation de la journée, que celle de la semaine et de l'année.
Forte de sa représentativité au sein des lycéens, l’UNL a défini une ligne de revendications en phase avec le milieu dont nous portons la voix. Encore et toujours, il s’agit d’améliorer le bien-être de tous les élèves dans leur lycée qui, rappelons-le, n’est pas seulement un lieu d’études : c’est un lieu de vie.

L’objectif de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires, annoncée par Luc Chatel dans son discours de clôture des Etats Généraux de la Sécurité à l’Ecole est de consulter l’ensemble de la communauté éducative sur cette question.

L’UNL y a participé pour porter la voix lycéenne. En effet, nous sommes les plus à même de répondre à cette question, et ne pas prendre en compte l’avis des lycéens, leurs demandes et leurs propositions serait une faute politique et sociale majeure.

Pour cette conférence, l’UNL ne s’arrête pas à l’unique question du rythme de travail, mais va plus loin en voulant définir le rythme global de la vie au lycée. Être présent au lycée ne signifie pas nécessairement être assis derrière une table à écouter un professeur tout le long de la journée.

Cela doit aussi et surtout être synonyme de découvertes et d’initiatives. Le lycée ne doit pas se contenter d’offrir une série de cours magistraux : il doit proposer à tous les élèves d’autres activités (culturelles, sportives, artistiques…) qui mènent à l’émancipation. Pour l’UNL, il ne s’agit pas cependant de s’enfermer dans le carcan des heures que les élèves passent au lycée mais de réfléchir à une meilleure organisation du rythme de vie des lycéens, tout au long de l’année (adaptation des temps de travail comme des temps de repos).

L’UNL revendique le droit à la réussite pour tous, et pas seulement pour les lycéens issus de milieux favorisés qui peuvent s’offrir un soutien scolaire particulier. Actuellement, ce service payant est donc réservé à une minorité aisée : il s’agit d’une inégalité flagrante qui facilite la réussite de quelques uns en laissant l’immense majorité des autres privés d’une aide qui leur serait nécessaire mais qu’ils ne peuvent se payer.

La solution est un Service d’Aide Scolaire individualisé et gratuit qui doit être mis en place pour répondre aux attentes de tous les lycéens en terme d’accompagnement scolaire.

Il est donc nécessaire d’engager une réelle refonte des rythmes scolaires, et de ne pas s’enfermer dans un conservatisme précaire qui ne peut en aucun cas être bénéfique, ni aux lycéens d’aujourd’hui, ni à ceux de demain.

Il faudra alors mener une concertation indépendante et objective qui doit déboucher sur une réforme ambitieuse et dans l’intérêt des élèves. Il est possible de changer le système à condition de s’en donner les moyens tant humains que financiers. Il est évident que cette réforme cruciale pour l’éducation ne pourra aboutir sans un investissement à la hauteur de ses intentions.

Néanmoins, nous ne voulons pas que ce débat sur les rythmes scolaires soit utilisé pour réduire le nombre d'heures de cours annuels.  Certes, les rythmes scolaires doivent être revus mais cela ne doit en aucun cas engendrer ni une baisse du nombre d'heures dans sa globalité, ni des réductions budgétaires et humaines au sein de l’éducation nationale.

Cela doit engendrer une meilleure répartition, faite selon les besoins des élèves. Il est donc essentiel de revoir tant l'organisation de la journée, que celle de la semaine et de l'année.

Forte de sa représentativité au sein des lycéens, l’UNL a défini une ligne de revendications en phase avec le milieu dont nous portons la voix. Encore et toujours, il s’agit d’améliorer le bien-être de tous les élèves dans leur lycée qui, rappelons-le, n’est pas seulement un lieu d’études : c’est un lieu de vie.


II- La journée de 6 heures de cours

La journée de 6 heures de cours ne s’apparente pas à une diminution du temps de travail mais à une réorganisation qui sera plus favorable aux lycéens. Cet emploi du temps type permettrait de réduire les problèmes de la journée, actuellement organisée de façon incohérente.

Il paraît également important pour le bien-être de tous les lycéens qu’une classe s’approprie une salle de cours et y étudie, y vive, tout le long de l’année.

Une journée adaptée nous paraît être constituée de la façon suivante :

  • 9h – 12h : Alternance de cours magistraux et de cours en groupes plus vivants
  • 12h – 13h30 : Repas de midi
  • 13h30 – 16h30 : Alternance de cours magistraux et de cours en groupes plus vivants
  • 16h30 – 18h30 : Soutien scolaire + activités culturelles et sportives + permanence CVL + MDL

En effet, commencer la journée à 9h serait plus adapté au rythme chrono-biologique des lycéens. L’heure de 8 à 9h n’est pas productive pour eux car ils sont trop fatigués. Ce recul d’une heure permet également de mieux prendre en compte le temps de trajet du lycéen du domicile au lycée.

Un premier cours de 9 à 10h de type vivant afin de d’éveiller l’attention des lycéens qui seront ensuite plus réactifs tout au long de la journée.

Ensuite, l’alternance entre cours plus théoriques, comme le français ou les maths ;  et des cours plus vivants, comme les TPE ou les langues vivantes, contrecarrerait la monotonie de la journée d’un lycéen.

La pause de midi doit durer 1h30 afin d’être une vraie coupure dans la journée. Cela résout les problèmes de temps liés à l’attente à la cantine, ou le temps d’aller-retour pour les élèves qui rentrent manger chez eux. Il s’agit également d’aménager des espaces de repos ouverts librement aux élèves (CDI, foyer, etc).

Puis, de 13h30 à 16h30, à nouveau une alternance entre cours magistraux et cours vivants, par exemple d’une heure et demie chacun. Ainsi les enseignants ont (et prennent) le temps de s’assurer que le cours est compris et assimilé par tous.

Enfin, de 16h30 à 18h30, à l’intérieur du lycée, qui devient alors réellement un lieu de vie, il s’agit de mettre en place des activités culturelles ou sportives (club, associations, ateliers théâtres, groupes de musiques, etc.). Les réunions du CVL et de la MDL peuvent se tenir dans cet horaire : il y a ainsi un véritable temps de dialogues et de débats, constructifs pour l’ensemble de la communauté lycénne. Des jours définis sont destinés au Service d’Aide Scolaire. Des permanences des élus CVL ou de représentants du corps professoral sont également efficaces, dans la démarche de dialogue et d’entraide que l’UNL prône.

Ces deux heures permettent de développer et dynamiser la vie et la démocratie lycéenne. Elles encouragent l’autonomie des lycéens qui s’orientent vers plus d’émancipation individuelle et collective.

Le Service d’Aide Scolaire, proposé évidemment gratuitement aux élèves, est assuré par des professeurs ; il lutte contre la marchandisation du soutien scolaire qui accentuer gravement les inégalités.

Grâce à cette organisation, les lycéens n’ont plus de devoirs à fournir en soirée. Le milieu social ne joue plus sur la réussite scolaire puisque le lycée garantit à tous un environnement studieux et calme pour le travail. Les lycéens ont déjà mené leurs activités culturelles ou sportives et peuvent donc se consacrer à leur vie sociale, familiale, etc. Les soirées deviennent de vrais moments de temps libres, propices à la détente et au repos.

L’UNL revendique la journée de 6 heures de cours comme une révolution du temps scolaire. Il est nécessaire de s’orienter vers un rééquilibrage du temps de travail comprenant des temps de loisir, afin d’améliorer les conditions de vie et d’études des lycéens.




III- La semaine de 5 jours

L’UNL constate que la semaine de cours telle qu’elle existe actuellement ne répond pas aux besoins et aux attentes des lycéens. Il est donc nécessaire de redéfinir la question des rythmes en innovant en termes d’emploi du temps hebdomadaire.

En effet, le temps de l’école régit le rythme de la société, il faut donc mettre en place une réorganisation pertinente qui favorise l’émancipation de chaque lycéen.

Dans la semaine de cours revendiquée par l’UNL, les enseignements se font entre le lundi et le vendredi. Les samedis et les mercredis à partir de 16h30 sont libres. Il s’agit d’alléger les rythmes habituels trop soutenus et donc épuisants pour les lycéens (journées allant jusqu’à 10 heures) et de leur permettre un week-end complet qui ne soit pas tronqué par les cours du samedi matin.

Tous les jours, du lundi au vendredi, le lycée doit mettre en place à partir de 16h30, deux heures d’aide scolaire ou d’activités, cette séance étant facultative le mercredi.

Le lycée, véritable service public d’éducation, doit s’opposer au système élitiste de soutien scolaire payant qui ne garantit pas l’égalité entre les élèves et favorise une minorité aisée de ceux-ci. L’aide scolaire proposée par l’UNL s’adresse à tous les lycéens sans restriction, leur permettant de disposer d’un soutien cadré par les professeurs de façon pédagogique et d’une aide individualisée adaptée au cas de chacun.

Il est primordial que la découverte et le débat soit encouragés dans les activités. Celles-ci comporteraient donc des heures de sports variés, la création d’un atelier théâtre, d’un espace d’initiation à la philosophie, à la politique, le lancement de groupes de musique, d’ateliers d’arts plastiques…

L’UNL fait de l’épanouissement des lycéens, sur tous les plans, une priorité. Il s’agit d’approfondir la réflexion critique des élèves sur la société et de rendre accessibles à tous, des activités culturelles et sportives.

 

 

LUNDI

MARDI

MERCREDI

JEUDI

VENDREDI

9h

 

 

 

 

 

10h

 

 

 

 

 

11h

Alternance CM/TD

 

 

 

 

12h

 

 

 

 

 

13h30

Pause MIDI

 

 

 

 

14h30

 

 

 

 

 

15h30

Alternance CM/TD

 

 

 

 

16h30

 

 

 

 

 

17h30

Activités ou SAS

SAS

Activités ou SAS facultatifs

Activités ou SAS

SAS

18h30

 

 

 

 

 


IV- L'année de septembre à juin

A l’heure actuelle, une réorganisation du temps de travail annuel est indispensable.

Cependant, l’UNL ne considère pas que les mesures entreprises par le gouvernement soient adaptées aux besoins des lycéens : sa politique de dégradation des conditions de travail entraîne une perte de motivation et donc d’efficacité dans le travail scolaire chez les lycéens, et lui permet de justifier sa politique de réduction du temps de vacances.

L’UNL considère que amélioration des conditions de travail permettrait un lycée basé sur une conception pédagogique de l’apprentissage et non sur une volonté de rentabilité absolue et immédiate, ainsi qu’une formation plus adaptée et un travail scolaire plus efficace : la réduction du temps de vacances n’est donc en aucun cas une nécessité.

De plus, le droit aux vacances constitue un acquis social puisqu’il consiste en un élargissement de l’espace vécu et une acquisition d’expérience dans la mesure où il permet une échappée par rapport à la situation habituelle.

Les jeunes sont d’autant plus concernés par ce droit, puisqu’ils constituent une partie de la société en pleine construction et en recherche permanente d’émancipation : il est donc nécessaire pour eux d’avoir un temps de vie indépendant du temps de travail suffisant.

Ce temps de recherche personnelle et de liberté devrait donc permettre une prise d’expérience : les lycéens n’ont cependant pas toujours la possibilité d’acquérir cette expérience à cause de facteurs tels que leur situation économique : il doit donc être créé un projet de société qui permette à tous les lycéens de partir en vacances et d’acquérir ainsi une expérience émancipatrice. Dès ce niveau, la mobilité des jeunes est essentielle.

De plus, la longueur de ces temps de vacances doit être réfléchie de façon à ce que les lycéens puissent acquérir à la fois une expérience professionnelle avec des stages par exemple, et à la fois une expérience sociale : un lycéen ne devrait pas avoir à choisir entre ces deux expériences au cours de ses vacances.

Ces temps de vacances doivent donc être suffisamment étendus, d’autant plus que neuf jours sans travail sont, selon beaucoup de nombreuses études, nécessaires pour commencer à récupérer du travail fourni en période scolaire. L’UNL soutient un système alternant sept semaines de vacances et deux semaines de cours, idéal au niveau du rapport travail/repos. Afin de respecter cette alternance, un zonage comportant deux zones est nécessaire et plus pertinent en terme de rapprochement des individus puisqu’il garantit une semaine de vacances commune sur tout le territoire.

Enfin, l’UNL considère que le travail durant la totalité du mois de juin est nécessaire, dans la mesure où il permet de rééquilibrer les trimestres, qui sont aujourd’hui parfois bien trop longs, puisqu’ils comprennent parfois 12 semaines de travail complètes.


V- Conclusion

Au nom de tous les lycéens, l’UNL se positionne clairement dans le débat sur les rythmes scolaires. Le lycée n’est pas qu’un lieu d’étude, c’est un lieu de vie et le temps que les lycéens y passent doit être réfléchi différemment, afin d’améliorer le bien-être de tous.

L’UNL revendique des journées de 6 heures de cours, rythmées par une alternance entre cours magistraux et travaux en groupes. La journée doit être coupée par une pause d’1h30 le midi : le repas ne doit pas être pris dans la hâte avant la sonnerie, c’est au contraire un moment de convivialité et de pause.

L’UNL se positionne clairement contre la reproduction sociale et réclame la mise en place après les cours au sein du lycée d’activités culturelles et sportives, vecteurs d’émancipation individuelle et collective. Le droit à la réussite est le même pour tous les élèves, il n’est pas réservé à une élite favorisée : un Service d’Aide Scolaire gratuit et efficace doit garantir à chaque élève le soutien nécessaire pour son assimilation du cours.

L’UNL se positionne contre les devoirs du soir, pratique scolaire inégalitaire et peu pédagogique.

La vie lycéenne doit être redynamisée et cela passe par des permanences tenues par les élus du CVL et les membres de la MDL. Chaque élève peut ainsi s’adresser directement aux interlocuteurs qu’il a élus et s’investir dans le quotidien de l’établissement. Les initiatives personnelles et collectives, la mise en place de groupes d’activités diverses sont ainsi favorisées en tant que vecteur d’émancipation et de construction de la citoyenneté. Il s’agit donc de rythmer le vivre ensemble au lycée, base de la société.

L’UNL réaffirme la nécessité de la semaine de cinq jours de cours et du week-end complet : cette organisation hebdomadaire est la plus appropriée au bien-être des lycéens et prend en compte leurs rythmes chrono-biologiques. Ce n’est pas aux élèves de s’adapter au système, c’est au système de s’adapter aux élèves.

L’UNL se positionne clairement pour la reconquête du mois de juin et pour la reconnaissance du droit aux vacances. Il s’agit d’un acquis social, d’un temps d’apport de culture, de voyages, de découvertes et donc d’émancipation. Une politique adaptée doit encourager cet aspect : mise en place de programmes de voyages, de partenariats avec l’étranger, etc. tant au niveau local que national. Il est inacceptable cependant qu’elles servent de prétexte à la réduction du nombre d’heures annuelles des professeurs et donc à la dégradation de nos conditions d’études.

L’UNL rappelle qu’il n’y a pas de réforme des rythmes scolaires (et par réforme nous entendons “progrès social”, pas “régression de nos conditions de vie”) sans réforme de la formation des professeurs, afin que les acteurs de l’enseignement puissent s’adapter et contribuer de façon positive à un nouveau système.

Cela implique également que la pédagogie soit mise au premier plan : nous demandons la fin de la casse de l’Education pour des motifs budgétaires injustes, irresponsables et vecteurs d’inégalité.

L’UNL l’affirme : dans ce débat, l’ultra-libéralisme n’a pas sa place, contrairement au progressisme et à la pédagogie.

L’UNL regrette et s’oppose au double discours ministériel qui a consisté à faire passer la réforme du lycée avant celle des rythmes. Cette démarche n’a aucun sens et bloque d’ores et déjà l’amélioration des rythmes scolaires, qui est pourtant une nécessité pour la totalité des lycéens, et en particulier pour ceux qui suivent un parcours en lycée professionnel : concentration extrême des cours dans l’emploi du temps, quotidien épuisant tant en classe qu’en stage, etc.

Face à ce calendrier paradoxal, l’UNL exige un débat pertinent menant à une réforme des rythmes et du lycée cohérente, favorable au bien-être des lycéens.

L’UNL se revendique porte-parole des lycéens au sein de cette conférence, et se mobilise dès maintenant pour l’application de leurs revendications. L’UNL réclame une réforme ambitieuse et progressiste, aboutissant enfin à des rythmes scolaires qui permettent la réussite et l’émancipation de tous.

 
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