La création de l’UNL et ses premières victoires
L’Union Nationale Lycéenne a été crée en 1994 à Paris au cours du mouvement contre le Contrat d’Insertion Professionnelle (CIP). Créée par des élus au Conseil Supérieur de l’éducation afin de former un vaste réseau d’élus lycéens, l’UNL s’est rapidement tournée vers le syndicalisme dans le but de défendre au quotidien les intérêts des lycéens.
Suite à la victoire contre le CIP et à son congrès fondateur en 1997 à la Sorbonne, l’UNL a travaillé sur la réforme du lycée engagée par Claude Allègre, alors ministre de l’éducation nationale, au sein de la commission Meirieu. L’UNL a ainsi défendu la mise en place des Conseils de la Vie Lycéenne, de l’Education Civique Juridique et Sociale, des TPE en première et terminale, les aides individualisées en seconde…
En 2001, l’UNL appel les régions à prendre en charge le coût des manuels scolaires et des trousseaux professionnels des élèves. Après des manifs à Strasbourg et dans la région Centre, les lycéens ont dès lors la possibilité de ne plus financer à eux seuls les fournitures scolaires essentielles à la bonne tenue de leurs études.
Le choc du 21 avril 2002 et la droite au pouvoir
Le 21 avril 2002, dès l’annonce des résultats du premier tour des élections présidentielles, l’UNL, avec plusieurs organisations syndicales et associatives, appelle les jeunes à manifester et à voter pour Jacques Chirac au second tour pour faire barrage à l’extrême droite.
Jacques Chirac arrive ainsi en tête des élections au second tour avec plus de 80% des voix. La droite est de nouveau au pouvoir après une cohabitation depuis 1997. Les politiques s’enchaînent et l’UNL se mobilise avec les acteurs du monde éducatifs pour faire face aux réductions budgétaires dans l’éducation nationale, pour lutter contre la réforme Fillon en 2005…
Dans le même temps, l’UNL devient majoritaire en remportant chaque année d’élection la majorité des sièges au Conseil Supérieur de l’éducation. L’Union Nationale Lycéenne se structure et se massifie et permet aux lycéens de s’organiser et de remporter des victoires comme en 2005.
Le tournant du CPE
2006 est un tournant pour l’UNL qui est devenue l’organisation syndicale de tous les lycéens. Chef de file chez les lycéens de l’immense mouvement social contre le Contrat Première Embauche, l’UNL permet à l’ensemble de la population de ne pas en subir les effets.
La démarche syndicale évolue, s’affine et l’UNL met en place des campagnes de plus en plus importantes : sur le salariat lycéen en 2007, sur le malaise social des jeunes et la réforme du lycée en 2009.
Dans cette même période l’UNL participe activement aux concertations sur la réforme du lycée lancées par Xavier Darcos en septembre 2008, mais se voit dans l’obligation, au vue des textes proposées, de refuser cette réforme et fait ainsi reculer le ministre le 18 décembre 2008 lorsque plus de 150 000 lycéens descendent dans les rues pour lutter pour une autre réforme.
Cela permet de lancer une vaste consultation nationale dirigée par Richards Descoings de janvier à juin 2009, et nous amène à la rentrée 2009 dont l’histoire reste encore à écrire ensemble ! Ce sera notamment fait à l'occasion du 7ème Congrès, les 3, 4 et 5 avril 2010.




