
En présentant ses vœux à l’Education nationale hier, Nicolas Sarkozy a effectué un étonnant exercice, réussissant à se pavaner d’un mandat pourtant catastrophique en terme d’éducation. Les perspectives proposées par le Président, désormais candidat à sa succession, sont d’autant plus alarmantes pour les lycéens.
Nicolas Sarkozy : L’incohérence d’un président qui se félicite d’avoir mis l’éducation en poussière.
Hier il réaffirmait que les suppressions de postes étaient bénéfiques pour l’École. Provocation supplémentaire lorsque plus de deux millions de lycéens étudient chaque jour dans des classes surchargées, où les professeurs absents ne sont pas remplacés, et où des options sont supprimées jour après jour.
Hier il s'enorgueillait d'avoir permis à 10.000 élèves d’accéder à des internats d’excellence, mais oubliait de parler des 223 000 élèves qui ont quitté cette année le système éducatif, faute de moyens pour les accompagner dans leur scolarité. Il ne rappelait pas plus avoir détruit la formation des professeurs, qui avant d'être des spécialistes de leurs disciplines, doivent savoir comment enseigner et faire preuve de pédagogie.
Cette situation n'est déjà plus tenable pour les élèves, mais pour le candidat Sarkozy, la marchandisation du système éducatif ne fait que commencer.
L’objectif de Nicolas Sarkozy : nettoyer les restes du Service Public d’Education au karcher ?
Le collège unique, garant d'un minimum de mixité sociale, devient clairement une des prochaines cibles du candidat UMP. L’idée de trier les élèves dès la quatrième n’aurait pour effet que d’accentuer encore le phénomène de reproduction sociale à l’école.L’UNL refuserait pleinement cette mesure rétrograde, qui favoriserait une fois de plus l’élite au détriment de la majorité des lycéens.
Par sa vision ultralibérale de l’éducation, Nicolas Sarkozy veut mettre les établissements scolaires en autonomie, et donc en concurrence. Dans la même optique, il prévoit de mettre les lycéens professionnels en alternance dès la terminale. Ainsi, il dévalorise une fois de plus le lycée professionnel, et abandonne pleinement les chantiers nécessaires à mettre en œuvre pour améliorer les conditions d’études et de stages des lycéens de cette voie.
L'UNL, porte-parole des lycéens, s'inquiète de voir l'Ecole de la République sacrifiée sur l'autel du néo-libéralisme, et attend du futur gouvernement, quel qu’il soir, de faire preuve d’une réelle responsabilité quant à son devoir d'éducation des futurs citoyens.



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