
Les plans de rigueur successifs annoncés par M. Fillon provoquent une forte inquiétude de la jeunesse. Contre l’avenir précaire et incertain que le gouvernement nous promet, l’UNL appelle les lycéens à rejoindre les cortèges le 13 décembre.
Les lycéens refusent d’être une génération sacrifiée
En rien responsable de la crise, mais visiblement sacrifiée pour rembourser la dette, notre génération ne peut se satisfaire d’une politique systématique d’austérité. Casse de l’Education Nationale, démantèlement de l’ensemble des services publics, du système de protection sociale, hausse du chômage et de la précarité (notamment pour les plus jeunes) : les perspectives d’avenir des lycéens se restreignent de jour en jour.
La casse généralisée de l’éducation, orchestrée par le gouvernement, rend chaque jour un peu plus difficile et inégalitaire l’accès aux diplômes, pourtant devenus nos seuls boucliers face à la crise. En parallèle, « débouchés socioprofessionnels » riment bien trop souvent avec « chômage » ou « précarité ». Le taux de chômage des jeunes actifs s’élève à 25%, la moyenne d’âge du premier emploi stable est de 27 ans, et les emplois atypiques et précaires se développent de jour en jour.
Face à ce constat alarmant, les lycéens expriment leur refus d’être la première génération à avoir plus de difficultés économiques et professionnelles que celle de leurs parents !
Les lycéens attendent une toute autre politique pour sortir de la crise
Le gouvernement fait une erreur en optant pour une austérité drastique, faisant payer ceux qui ont déjà le plus de difficultés. Cette solution, présentée comme indispensable, est la plus injuste qui soit. La casse de nos services publics ne résout en rien la situation économique de notre pays, mais au contraire aggrave un peu plus le malaise social qui s'est installé depuis quelques années.
Au palmarès des grands mutilés de la crise, on retrouve l’Education. Celle-ci va à sa perte, pour cause de coupes budgétaires systématiques et insensées. Pourtant, l’éducation constitue l’avenir de la société. C’est elle qui permettra à la France et à l’Europe de sortir de la crise, et à des millions de jeunes de s’en sortir. Il est donc nécessaire que le gouvernement réinvestisse dans l’éducation, ce qui passe avant tout par une embauche massive de professeurs et de personnel.
Plus largement, l’UNL demande au gouvernement de reprendre confiance en sa jeunesse, les actifs de demain. Chaque lycéen doit pouvoir se projeter dans l’avenir avec une certitude de stabilité d’emploi. L’emploi des jeunes doit donc devenir une priorité pour le gouvernement, en mettant en place les politiques nécessaires pour abaisser considérablement le chômage des jeunes, tout en refaisant du CDI la norme !
La rigueur n’est pas une fatalité, et les lycéens sont déterminés à le faire entendre. Pour cela, l’UNL appelle les lycéens à participer, au côté des salariés, à la journée d’action du 13 décembre 2011.



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