
En 2010-2011, devenir prof est devenu risqué ! Le ministère de l'éducation nationale lui-même vient de publier un rapport alarmant, exposant clairement les conséquences catastrophiques de la réforme de la formation des enseignants. L'UNL demande au gouvernement d’assumer ses responsabilités. Face à ce désastre, il doit revenir sur la suppression des IUFM et réintégrer la formation pratique dans le cursus pour devenir professeur. Cette dernière doit être un point central de l'apprentissage de ce métier, afin que les élèves soient remis au centre du système.

En 2010-2011, devenir prof est devenu risqué ! Le ministère de l'éducation nationale lui-même vient de publier un rapport alarmant, exposant clairement les conséquences catastrophiques de la réforme de la formation des enseignants.
La suppression des IUFM : des conséquences désastreuses à court et long terme
Désormais, les futurs enseignants ne disposent plus d'une formation à la pédagogie, pourtant essentielle dans l'exercice de leurs fonctions. C'est un outil indispensable, tant pour le professeur que pour les élèves. Enseigner est un métier qui s'apprend !
Le rapport pointe des défaillances multiples de la nouvelle formation des enseignants. Il prouve qu’une telle réforme n’est pas applicable en parallèle aux restrictions budgétaires imposées à l’Education. Il doit maintenant faire face aux impacts désastreux de ses décisions : non fonctionnement dans l'organisation des tutorats, incapacité des nouveaux professeurs à faire cours face aux élèves…
L'enseignement de la pédagogie, une nécessité pour réduire les inégalités !
Les conséquences anti-pédagogiques de cette réforme se ressentent déjà auprès des lycéens. Incompréhension, ennui... les conditions d’études deviennent peu praticables, qui plus est dans des classes déjà surchargées.
Encore une fois, les moins favorisés sont les plus touchés : des méthodes pédagogiques prennent d’autant plus d’importance dans une classe de lycéens en difficulté. Nous contenter de cours magistraux, dépourvus d’interactivité, ne ferait qu’enfermer un peu plus ces lycéens dans le cercle vicieux de l'échec et du décrochage scolaire. Une fois de plus, le gouvernement fait le choix délibéré d'accentuer les inégalités au détriment du droit à l'avenir de tous. La communauté éducative l’avait prévu : la mastérisation a aujourd’hui de graves conséquences, tant pour les aspirants à l'enseignement que pour les élèves.
L'UNL demande au gouvernement d’assumer ses responsabilités. Face à ce désastre, il doit revenir sur la suppression des IUFM et réintégrer la formation pratique dans le cursus pour devenir professeur. Cette dernière doit être un point central de l'apprentissage de ce métier, afin que les élèves soient remis au centre du système.
Le 22 janvier, lycéens, enseignants et parents d’élèves participeront à des actions partout en France afin de dénoncer la mise en œuvre du budget 2011 et la casse du service public d'éducation !



Changer le lycée 
