Union Nationale Lycéenne

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Luc Chatel : la Super Nanny du service public d’éducation


Depuis quelques jours, Luc Chatel, Ministre de l'Education Nationale et porte parole du gouvernement, multiplie les annonces sur les sanctions disciplinaires à l’École.

Depuis quelques jours, Luc Chatel, Ministre de l'Education Nationale et porte parole du gouvernement, multiplie les annonces sur les sanctions disciplinaires à l’École.

Annonces cosmétiques : les lycéens ne sont pas dupes

Après avoir présenté son projet de sanctionner les violences verbales et physiques, il a suggéré que les élèves se lèvent à l'entrée de leur enseignant dans la salle de cours, ceci «dans le cadre du respect du professeur et de l’incarnation de l’autorité».

Feignant l’Impuissance quant aux réels problèmes qui touchent les lycéens d'aujourd'hui, le gouvernement s'en remet à la réaction et au conservatisme ! Le Ministère de l’Éducation Nationale est en complet décalage avec la réalité des salles de classes. Alors que le mois de septembre est marqué par le sceau des suppressions de postes et d’une hausse pesante du coût de la rentrée, le Ministre de l’Education laisse transparaitre une conception d’une Ecole digne d’une époque révolue.

Et, le véritable problème qui se pose actuellement est de savoir comment les élèves vont s’assoir dans une classe. En effet, les suppressions de postes ne font que surcharger les classes menant à une impasse technique et éducative. Les conditions d’études des élèves se dégradent jour après jour.

Des réponses sécuritaires à la place de réponses éducatives

Alors même qu’en juillet dernier, devant le refus unanime de la communauté éducative Luc Chatel a du retirer un texte modifiant les sanctions disciplinaires, voilà que nous apprenons par voie de presse que l’ensemble des mesures qu’il contenait sont considérées comme acquises.

L’automaticité de la sanction remet en cause l’individualisation du traitement des faits de violences ou d’incivilités ! Ce bouleversement profond de la logique de sanction éducative est une transposition aveugle du tout répressif qui caractérise la conception qu’a ce gouvernement de la justice. Il  offre la possibilité aux chefs d’établissements de renforcer encore plus la ghettoïsation scolaire en « normalisant » les comportements en se cachant derrière l’automaticité de la sanction et la logique de récidive.

L’instauration d’une commission de vie scolaire dont les membres sont choisis unilatéralement par les proviseurs et dans laquelle il n’y a aucune garantie de représentation des parents et des élèves n’apparait pas comme une réponse aux problèmes qui se posent dans les lycées. Au contraire, cette commission sera-t-elle composée des enseignants « préférés » des proviseurs ? Ne sera-t-elle pas qu’une chambre à sanctions disciplinaires automatiques sans réponses éducatives efficaces ?

L’Union Nationale Lycéenne est toujours en attente d’une concertation promise il y a seulement deux mois ! De plus, L’UNL rappelle au gouvernement que la politique globale qui est menée notamment en terme de moyens et de sécurité ne fait qu’engendrer de la violence psychologique et physique dans les établissements scolaires ! Il devra assumer les conséquences des ses choix !

L’UNL rappelle son exigence de concertation sur un  décret qui s’enfonce dans le conservatisme et ne résout en rien les problèmes actuels.

L'Union Nationale Lycéenne, premier syndicat lycéen, appelle le gouvernement à répondre aux vrais problèmes des lycéens à savoir leurs difficultés sociales et la dégradation de leurs conditions d'études.

 
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