
La FCPE et l’UNL se félicitent du report de l’examen des textes sur les mesures disciplinaires en CSE. Depuis plusieurs jours, représentant les usagers du service public d’éducation, elles demandaient le report de ces textes. Réitérant leur demande en séance, elles ont été rejointes par les autres organisations.

La FCPE et l’UNL se félicitent du report de l’examen des textes sur les mesures disciplinaires en CSE. Depuis plusieurs jours, représentant les usagers du service public d’éducation, elles demandaient le report de ces textes. Réitérant leur demande en séance, elles ont été rejointes par les autres organisations.
L’ensemble de la communauté éducative a ainsi souligné la nécessité de prolonger le travail sur ces textes qui nécessitent une concertation et une étude approfondies, afin de lever toutes les ambigüités et interprétations.
La FCPE et l’UNL ne pourront accepter des textes qui ne répondraient pas aux besoins et attentes de la communauté éducative, faisant peser le risque de dérives autoritaires.
La FCPE et l’UNL se félicitent de ce que le ministre ait entendu raison et veilleront à ce que tout soit effectivement discuté.
Déclaration Liminaire de l'UNL lors du Conseil Supérieur de l'Éducation du 1er juillet 2010
Dans un contexte de crise économique et sociale dans lequel nous sommes, le gouvernement choisit ses priorités. Il mène des politiques purement budgétaires, privilégiant toujours les classes les plus favorisées de la société.
En parallèle il martèle son idéologie partout où il le peut notamment dans les programmes prévus pour la classe de 1ère
C’est en ce sens que l’UNL tient à dénoncer la précipitation dans laquelle la refonte des programmes à été conduite. Elle ne permet pas du tout de concevoir des programmes ambitieux, et rassemblant l’ensemble de la communauté éducative autour d’eux. Encore une fois ceci ce fait au détriment des élèves, de leur émancipation et de leur réussite. Nous le constatons notamment et une fois de plus, malheureusement, dans le programme prévu pour les SES. Une fois encore il est réducteur et idéologique notamment avec la baisse de la part des sciences sociales dans le programme. Il faudrait bien Monsieur le Ministre que pour une fois la communauté éducative soit écoutée notamment en acceptant le programme alternatif proposé par les enseignants de SES.
Une pensée libérale appliquée partout où elle peut être appliquée et ce au détriment du Service Public et de la cohésion de notre modèle de société
Ainsi, l’UNL condamne toujours le contexte de réduction drastique des moyens alloués à l’Ecole de la République. Malgré les mouvements sociaux cette année et plus de 235 000 signatures pour l’appel pour l’Ecole publique, le gouvernement continue sa politique de destruction du Service Public. Monsieur le Ministre un pays qui croit en son avenir est un pays qui investit dans son éducation, et nous ne nous permettrons pas de sourcer cette citation. Néanmoins elle est juste, et la situation de moins en moins tenable dans une multitude d’établissements scolaires devrait vous alerter sur cette question. Au contraire, à en voir les circulaires envoyées aux Inspecteurs et Recteurs d’académies donnant la « recette » des suppressions : la volonté est assumée de casser l’École Républicaine publique, laïque et gratuite. La volonté de réformer le lycée pour une meilleure Education ne nécessite-t-elle pas plutôt un investissement massif ? Or, vous ne vous engagez pas dans cette voie.
De plus, les politiques se suivent et ne se ressemblent pas toujours, mais rajoutent chacune d’entre elles du malaise social au malaise social.
En effet, la politique sécuritaire de plus en plus prégnante qui est menée actuellement n’est que contreproductive et le bilan des états généraux de la sécurité à l’école le montreront bien. Ainsi, après une consultation de la communauté éducative et scientifique sur la sécurité à l’Ecole, qui n’a pas été écoutée, le gouvernement annonce la création de « préfets de discipline », d’une formation à la gestion des conflits, etc. Mais, pis encore, la suppression des allocations familiales aux familles d’enfants absentéistes a été votée ce mardi. Toutes ces mesures de répression, vont-elles dans le sens de l’Education des élèves que notre Ecole doit porter ? A l’inverse, ce sont exactement les mauvaises réponses qui sont apportées aux différents problèmes. On individualise chaque parcours et on supprime le collectif. Pour vous monsieur le Ministre n’est ce pas : « Vive l’école où chacun se débrouille et est l’unique responsable de son parcours » ? Il faut changer d’orientation politique : « Vive l’école du collectif, de la solidarité et de la justice ». A moins que votre politique ne soit menée uniquement pour que certains réussissent, pendant que d’autres, la plus grande partie, restera enfermée dans un système de plus en plus inégalitaire et injuste, sans perspectives d’avenir.
Tout cela l’UNL le dénonce vivement, et s’oppose de fait aussi au projet de décret visant à la révision du fonctionnement des conseils de discipline, et de l’échelle de graduation des sanctions disciplinaires, ainsi qu’à la création d’une commission de vie scolaire telles que formulées. En effet, l’automaticité du recours au conseil de discipline n’est pas une solution adaptée à la résolution des conflits, notamment dans le cadre d’une récidive dont on ne connait le degré. Ainsi l’élève exclu temporairement de sa classe pourra être convoqué à un conseil de discipline car il portait une casquette dans l’enceinte de l’établissement ? Et vous prétendez que ce décret va permettre de diminuer le nombre de conseil de discipline ? Mais bien au contraire, ce décret semble avoir oublié toutes les réalités du terrain dans son écriture.
De plus, et pour donner un deuxième exemple, La commission de Vie scolaire qui est instaurée par ce décret se voit nommée ses membres par le Proviseur et ce dernier n’est pas obligé de choisir au minimum un élève et un parent d’élève. D’une part, où se trouve la légitimité des personnels présents dans cette commission ? Cela sera à qui offrira la meilleure bouteille de champagne ?
Et d’autre part, comment cela se fait qu’il n’y ait pas obligation de la présence d’un élève et d’un parent d’élève dans une commission qui est censée « examiner la situation d’un élève dont le comportement est inadapté aux règles de vie dans l’établissement et de favoriser la recherche d’une réponse éducative personnalisée » ? L’illogisme le plus complet…
Alors, Monsieur Le Ministre, sachez que la situation n’est plus tenable dans beaucoup d’établissements tant sur le plan humain, financier que pédagogique. Il est nécessaire de changer votre politique de cap pour enfin répondre un minimum aux besoin et attentes de l’ensemble de la communauté éducative.



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