Union Nationale Lycéenne

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Home Changer le lycée Dans la presse... L'express - 10/12/09 - "La place de l'histoire n'est pas l'enjeu de la réforme du lycée"

L'express - 10/12/09 - "La place de l'histoire n'est pas l'enjeu de la réforme du lycée"

La polémique autour de la suppression de l'histoire-géo en terminale S bat son plain. Un débat que les syndicats de lycéens ne relaient pas...

Supprimer l'histoire-géo en classe de terminale S pour rééquilibrer les différentes séries (S-ES-L) et valoriser l'apprentissage d'une culture commune et partagée? Très peu pour les syndicats de lycéens.

"L'enseignement de l'histoire-géo dans des classes de 35 élèves ne peut plus durer! Ça ressemble davantage à du gavage d'oies qu'à l'apprentissage d'une culture commune."

Selon l'UNL, premier syndicat lycéen, les inquiétudes exprimées par les lycéens et les signataires de la pétition contre la suppression de l'histoire-géo en terminale S, bien qu'elle soient "légitimes", ne doivent pas "déplacer le vrai débat". Pour sa sécrétaire générale, Clara Paul-Zamour, "le problème ne réside pas véritablement dans le principe d'enseigner l'histoire-géo en première plutôt qu'en terminale. C'est en fait une logique purement économique qui motive ce volet de la réforme! Le but caché de Luc Chatel est de réaliser des économies d'échelle en supprimant des postes d'enseignants."

Dans une lettre flash du 7 décembre, le ministère de l'Éducation nationale avait anticipé cette crainte. "Le but de la réforme n'est pas de faire des économies dans l'Éducation nationale. Le président de la République l'a dit lui-même le 13 octobre dernier: Les conditions d'encadrement des élèves ne seront pas diminuées."

"Gavage d'oies"

Une promesse qui ne convainc pas l'UNL. "Le ministère prévoit plus de 16 000 suppressions de postes dans l'Éducation nationale, rappelle Clara Paul-Zemour. Et quand bien même le nombre d'enseignants resterait le même, l'enseignement de l'histoire-géo dans des classes de 35 élèves ne peut plus durer! Ça ressemble davantage à du gavage d'oies qu'à l'apprentissage d'une culture commune", explique la porte-parole.

Même son de cloche du côté de la fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl). "La place de l'histoire-géographie en classe de terminale S n'est pas le sujet le plus important de la réforme de l'Éducation. C'est certes un point de discussion légitime mais l'engouement qu'elle suscite déplace le débat de ses enjeux fondamentaux. On ne peut pas réformer l'Education nationale en diminuant le nombre de postes, précise le syndicat lycéen. Ce n'est pas tant les mesures de la réforme qui posent problèmes mais le contexte dans lequel elles sont mises en oeuvre."

Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE) tranchera ce jeudi après-midi lors de l'examen du projet de réforme du lycée.

 
Bannière



Sur Twitter


Newsletter