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09/12/09 - Le télégramme - L'histoire géo anime le débat

Réforme du lycée. L'histoire-géo anime le débat 9 décembre 2009 -

Si la disparition de l'histoire-géo des disciplines obligatoires en terminale S continue de susciter la polémique, les parents d'élèves se démarquent et approuvent cette mesure.

La réforme du lycée, qui doit passer une étape décisive demain au Conseil supérieur de l'éducation (CSE), suscite depuis ce week-end une polémique de grande ampleur due à l'enseignement de l'histoire-géographie. Cette réforme vise notamment à permettre la réorientation des élèves, à rééquilibrer les filières du lycée général et elle crée deux heures hebdomadaires d'accompagnement personnalisé, à horaire global inchangé. Pour cela, il est prévu de diminuer les horaires de certaines disciplines et de recentrer la filière scientifique (S) sur les sciences. Dans ce cadre, l'histoire-géographie ne serait plus qu'une option en terminale S. Il y aurait quatre heures en première, contre 2 h 30 actuellment, et 2 h 30 en terminale pour les scientifiques.

Un «malentendu»

Longtemps confiné à la sphère des professeurs d'histoire, le mécontentement a percé au grand jour avec une pétition d'une vingtaine d'universitaires de renom demandant «d'annuler cette décision», «inspirée par un utilitarisme à courte vue» et peu à même de former de «futurs citoyens». Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a répondu, hier, qu'il y avait un «malentendu», le programme actuellement étudié n'étant pas supprimé. L'inspirateur de la réforme et patron de Sciences Po, Richard Descoings, est venu à la rescousse du ministre. Selon lui, les pétitionnaires «n'ont pas pris la mesure des dérives qui sont à l'oeuvre au lycée depuis une bonne dizaine d'années». «La série S est davantage une filière généraliste élitiste qu'une filière scientifique», a-t-il expliqué. En 2009, 51% des candidats au bac général étaient en S, contre seulement 17% en filière littéraire, qui décline régulièrement.

«Pas une catastrophe»

Egalement favorables à un rééquilibrage des filières, les parents d'élèves se sont nettement démarqués des professeurs, défenseurs de leurs disciplines. «Ce n'est pas une catastrophe» et «la nécessité de former des citoyens n'est pas mise à mal par cette réforme», a jugé la FCPE. Pour la Peep, «l'enseignement de l'histoire et des humanités n'est pas menacé par la réforme du lycée». Même les lycéens de l'UNL, pourtant à l'origine de l'abandon d'une première mouture de la réforme du lycée, ont jugé que «le débat purement disciplinaire» sur l'histoire n'était «pas utile». Sur le net : www.education.gouv.fr

 
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