Réforme du lycée: l'UNL appelle à dépasser la question de l'histoireL'UNL, première organisation lycéenne, a jugé mardi que le débat sur l'histoire dans le cadre de la réforme du lycée n'était "pas utile", tout en comprenant "l'inquiétude des historiens" liée selon elle à la politique "libérale" menée par le gouvernement depuis 2007 dans l'éducation. "On n'est pas intéressés par le débat purement disciplinaire, ce débat n'est pas utile et la question n'est pas de savoir si on perd une heure" d'histoire et géographie pour les lycéens de la filière scientifique, a déclaré à l'AFP le président de l'UNL, Antoine Evennou. "Pour autant, je comprends l'inquiétude des historiens. Tout, depuis 2007, dans la politique libérale de casse du service public d'éducation peut nous laisser penser qu'il s'agit d'apporter moins de connaissances aux élèves et de supprimer encore quelques postes d'enseignants de plus", a-t-il ajouté. "Si les inquiétudes sont légitimes, il faut regarder la politique éducative dans son ensemble: sur la réforme de la formation des enseignants et sur les moyens alloués à l'éducation, le gouvernement va à contre-sens des attentes de la société, et la réussite de la réforme du lycée est aussi déterminée par ces politiques", a poursuivi M. Evennou. Ainsi, l'UNL appelle à se joindre à la mobilisation prévue jeudi, jour du passage de la réforme du lycée devant le Conseil supérieur de l'éducation, mais avec comme mots d'ordre la réforme de la formation et la question des moyens. |



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