
Depuis plusieurs années maintenant, la politique répressive du Ministre de l’intérieur plonge les lycéens sans-papiers dans la terreur. Cette politique refuse en effet à des jeunes, qui ont bien souvent leurs racines, leur famille, leurs attaches en France, le Droit immuable à l’Education. Ce droit leur est pourtant dû au même titre qu’à tous les lycéens de ce pays. Cette véritable traque doit être combattue, et les militants de l’UNL dans leurs fédérations s’opposent, à chaque fois qu’il le faut, et jusqu’au bout, aux rafles organisées par le gouvernement.
Et par là, défendre le droit de chaque lycéen sans-papiers à vivre et à étudier dans le pays qui est devenu le sien.
L’histoire de Jeff, ce lycéen nigérian scolarisé à Paris et expulsé le 28 août dernier en est une illustration des plus flagrantes. Jeff à tout simplement été victime d’une politique inhumaine, pilotée par des intérêts électoralistes, menée par M. Sarkozy, et contre laquelle notre organisation et ses militants ont le devoir de lutter. Par ailleurs, l’image insupportable de la violence de l’expulsion des sans-papiers de Cachan ne peut être tolérée à nos yeux.
Depuis sa création, l’UNL a toujours milité, pour le respect des droits fondamentaux, non seulement au sein de l’Ecole, mais aussi dans toute la société. C’est dans ces valeurs que s’inscrit notre combat actuel pour la défense des lycéens sans-papiers menacés d’expulsion.

C’est pourquoi le Réseau d’Education Sans Frontière (RESF) s’est créé autour de l’idée que des milliers d’autres jeunes, d’enfants, d’étudiants subissent, eux aussi, le drame de la privation du droit à une existence décente, l’obsession de l’interpellation, la peur d’une expulsion pratiquée dans des conditions souvent honteuses, l’angoisse d’un avenir bouché par la privation du droit de poursuivre des études supérieures, de travailler, d’avoir un logement, de bénéficier de la Sécurité Sociale, etc. Bref, d’être condamnés au dénuement et à des conditions de vie honteuses.
Avec le RESF, l’UNL, au niveau national et dans ses fédérations, se bat donc aux côtés de tous les lycéens sans-papiers.



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