
Le « handicap » désigne un désavantage résultant d'une déficience ou d'une incapacité physique ou mentale. Le terme d’handicapé a remplacé progressivement dans le vocabulaire social les termes d'infirme, d'invalide ou d'inadapté, négatifs et stigmatisant.
Aujourd’hui, il est davantage employé dans les débats de société et politiques que dans le domaine médical.
A notre sens le handicap est une notion, qui doit être comprise et assimilé par tous, dans une logique de compréhension de la différence. Malheureusement, le handicap parfois mal compris peut avoir une connotation négative, soit par gêne, soit par incompréhension ou par ignorance.
Dans ce dossier, l’UNL a voulu mettre des mots sur ce terme parfois mal compris ou mal employé. L’intégration du handicap est un enjeu de société, car pour que l’école soit celle de l’égalité, l’intégration du handicap doit y trouver sa place.
Aujourd’hui, le handicap est très souvent synonyme d’exclusion. Les personnes handicapées figurent parmi les grands oubliés de la société, ils doivent encore trop souvent faire face à un système qui n’est pas adapté à leurs besoins et qui de surcroît ne fait pas de réels efforts d’intégration. Or, l’UNL considère que le premier pas vers leur intégration au sein de la société française est de leur ouvrir systématiquement les portes de l’école dès lors que leur état de santé le permet.
La politique d’intégration des jeunes handicapés en milieu scolaire commence seulement à être effective. Mais nous constatons un décalage entre la prise en charge théorique que devrait comprendre le suivi d’une personne en situation de handicap et sa prise en charge effective. Trop de jeunes handicapés, faute de place en milieu « ordinaire », sont privés de scolarité ou occupent des centres spécialisés alors que leur état ne le justifie pas. De même, beaucoup d’élèves qui devraient être pris en charge en centres spécialisés ne peuvent l’être à cause du manque de place.
Le constat est alarmant, de nombreux jeunes handicapés ne sont pas scolarisés en milieu « ordinaire » alors qu’ils pourraient l’être, ou ne sont pas du tout pris en charge, en attente de places. Leur scolarité est souvent écourtée faute d’accessibilités, et à l’issue de leur formation le chômage les touche massivement, et bien sûr, les discriminations et les préjugés jalonnent la vie d’une personne handicapée.
Des dispositifs ont tenté de résoudre une partie du problème comme la loi du 11 février 2005, ou encore le plan Handiscol initié en 1999, afin d’améliorer la capacité du système éducatif à scolariser les élèves handicapés. Mais leur effet reste discutable comparé aux attentes de la communauté éducative et des associations de parents d'élèves handicapés. Selon le ministère, la France compte aujourd’hui près de 160 000 enfants handicapés scolarisés par l’Education Nationale (dans des classes ordinaires et adaptées), contre 90 000 en 2002.
La cause des personnes en situation de handicap à l’école est récemment devenue un enjeu politique. La création à la rentrée 2007 de 2 700 postes d’assistants de vie scolaire (AVS) en plus et de 200 nouvelles unités pédagogiques d’intégration (UPI) est un signal fort, et montre une vraie volonté politique de s’emparer du sujet. Cependant, cette question est trop importante pour faire l’objet de logiques partisanes qui risqueraient de nous faire passer à côté du débat.
Des progrès ont donc été réalisés, mais beaucoup reste à faire. Le droit pour les jeunes handicapés d’être scolarisé dans un établissement scolaire classique proche de leur domicile existe dans les textes mais peine à être appliqué dans les faits.
L’UNL considère que l’insertion des personnes souffrant d'un handicap doit d’abord se passer à l’école. Enfin, un enjeu majeur sera de changer notre regard sur le handicap en permettant aux jeunes handicapés de suivre un cursus scolaire complet mais adapté, dans le respect de l'égalité républicaine et de l'école pour tous.
Aujourd’hui, l’UNL analyse la situation et apporte des pistes de réflexion pour améliorer l’intégration des élèves handicapés.
- Lire la suite du dossier réalisé par le Secrétariat National à la santé de l'UNL



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