
La députée UMP Bérengère Poletti a déposé une proposition de loi encourageante, établissant l’accès à lapilule gratuite et anonyme aux mineures. Cependant, une large partie du gouvernement y reste opposé, révélant une fois de plus sa pensée archaïque et purement réactionnaire. L’UNL ne peut que s’insurger contre cette attitude gouvernementale.
La contraception des mineur-e-s malmenée par le gouvernement
Les moyens de contraceptions coûtent souvent une fortune aux lycéen-nes, qui n’ont parfois même pas les moyens de s’en procurer. Le gouvernement, non content de casser jour après jour notre éducation, démantèle depuis plus de 4 ans les structures telles que les centres de Planning Familial, souvent contraints de fermer faute de moyens. En parallèle, il attaque le système de sécurité sociale, notamment pour les jeunes.
La situation est grave : de plus en plus de mineurs ne peuvent plus avoir accès à la contraception gratuitement. Chaque année, 15 000 mineures ont recourt à l’IVG, et en 7 ans le nombre de “pilules du lendemain” vendues a été multiplié par 6.
Non, la vie sexuelle des adolescents ne doit pas être contrôlée par les familles ! Ce sont les institutions républicaines qui doivent assurer l’éducation à la sexualité, au même titre que l’Etat doit permettre à chaque mineur(e) de vivre sa sexualité de manière responsable, en leur offrant des moyens de contraceptions accessibles.
Le gouvernement, enlisé dans ses raisonnements réactionnaires, flirt une fois de plus avec les courants “pro-vie” qui n’ont pour seul but que de culpabiliser les jeunes, de faire de la sexualité un tabou et de faire régresser les droits des femmes. À quand le retour à l’abstinence jusqu’au mariage ?
Les lycéens peuvent prendre en main leur santé et leur contraception : un pass’ santé maintenant !
Cette proposition de loi est un pas vers la gratuité totale des moyens de contraception pour les mineurs, nous attendons des parlementaires qu’ils agissent de manière responsable l’adoptant. L’UNL restera vigilante quant aux déclarations gouvernementales, au vote et à l’application de cette loi.
Il est nécessaire d’aller encore plus loin que la gratuité et l’anonymat pour l’obtention de la pilule. L’UNL demande la mise en place d’un “pass’ santé” pour tous les lycéens, dans tous les lycées de France.
L’accès à la santé n’est pas un luxe réservé à quelques privilégiés, la santé est un droit fondamental de tout individu, quelque soit son âge, et doit être accessible à tous !



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