Union Nationale Lycéenne

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Home Discriminations L'égalité au lycée

Le dossier de l'UNL sur l'égalité au lycée


Article 1 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

L'égalité des chances, c'est dépassé et surtout ce n'est pas assez. En tant que jeunes syndicalistes, nous revendiquons l'égalité des droits ! Nous partons du principe que nous lycéens sommes tous différents mais tous égaux. L'égalité, ce n'est pas une chance mais un droit inaliénable aux élèves dans l'école de la République. L'égalité des droits c'est l'assurance que chacun ait une orientation choisie et non subie, que tous voient des perspectives d'avenir après le lycée.



Article 1 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

L'égalité des chances, c'est dépassé et surtout ce n'est pas assez. En tant que jeunes syndicalistes, nous revendiquons l'égalité des droits ! Nous partons du principe que nous lycéens sommes tous différents mais tous égaux. L'égalité, ce n'est pas une chance mais un droit inaliénable aux élèves dans l'école de la République. 

Mettre fin aux idées reçues

On entend beaucoup parler du concept d'égalité des chances, dans le discours de nombreux politiques, dans celui des proviseurs, des recteurs... L'expression est employée en premier lieu par le gouvernement pour justifier par exemple la discrimination positive, concept promu par la droite et se plaçant plus dans la continuité des préjugés que dans la rupture avec le déclassement de tous. Rappelons que la discrimination positive consiste à sélectionner certains élèves (selon leur résultat et leur comportement) de Zone d'Éducation Prioritaire et de leur donner plus de moyens pour qu'ils puissent accéder à l'excellence dans les établissements les mieux côtés.

On n'imagine pas meilleure illustration d'un système élitiste renforcé par une politique de tri et de mise en compétition des jeunes. D'ailleurs, cette politique de tri s'est illustrée récemment avec les nouvelles modalités du site Admission Post Bac, empêchant les lycéens d'origine étrangère de poursuivre leurs études en IUT ou en apprentissage (ces modalités ont été modifiées suites à une menace de plainte auprès de la Halde de l'UNL, l'UNEF et la FCPE).

Mettre en place l'égalité des chances, c'est placer tout le monde sur la même ligne de départ : il s'agit de proposer à tous les mêmes possibilités, puis de laisser chacun faire de son mieux avec.

En aucun cas les politiques d'égalité des chances ne sont parvenues à remettre en cause notre système éducatif à deux vitesses. Au contraire, elles tendent plus à le renforcer, surtout dans un contexte de casse générale du Service Public, de détérioration des conditions de vie et de déclassement de la société.

Concrètement, parler du concept d'égalité des chances donne bonne conscience au gouvernement et constitue une excuse pour celui-ci. En effet, affirmer qu'il assure l'égalité des chances lui permet de se désengager durablement de l'éducation en ne se considérant absolument pas comme responsable de la réussite et du droit à l'avenir de tous, puisqu'il se contente de donner les mêmes chances à chacun. L'égalité des chances présente pour le gouvernement le même avantage que la notion de réalisme : il s'agit d'un prétexte pour justifier l'absence de politiques ambitieuses progressistes, tant dans l'éducation que dans la société.

Agir pour atteindre réellement l'égalité des droits

En tant que lycéens progressistes, nous ne nous contentons pas de l'équité, d'une simple ligne de départ commune à tous. Nous voulons que tous puissent atteindre la ligne d'arrivée, c'est à dire réussir et s'assurer un avenir. Nous ne voulons plus d'oubliés sur le bord de la route et nous nous opposons à un système qui permet l'abandon et le décrochage de nombreux élèves, un système qui ne se formalise pas des 120 000 jeunes adultes quittant chaque année le lycée sans diplôme. Nous revendiquons l'égalité des droits.

Concrètement, l'égalité des droits passe par des politiques adaptées aux besoins de chacun : pas par des mesures ni par des méthodes généralisées à tous, sans distinction entre les réalités sociales des individus. L'égalité des droits, c'est plus de suivi personnalisé répondant aux attentes des lycéens, c'est plus de moyens appliqués aux établissements en ayant le plus besoin, c'est plus de pédagogie dans la formation des professeurs car la pédagogie est un outil de lutte contre les inégalités et les discriminations.

L'égalité des droits c'est l'assurance que chacun ait une orientation choisie et non subie, que tous voient des perspectives d'avenir après le lycée.

 
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