Union Nationale Lycéenne

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CN de l'UNL - Les lycéens réaffirment leur démarche syndicale et leurs revendications


ArtConseil National de mai :
Les 19 et 20 mai a eu lieu à Paris le Conseil Cational de l'Union Nationale Lycéenne. Celui-ci a été marqué par l'actualité de ces dernières semaines. En effet le changement de président et de gouvernement amène de nouvelles perspectives et de nouveaux enjeux pour le syndicat. Les  cadres fédéraux se sont donc retrouvés le temps d'un week-end pour échanger et voter l'orientation du syndicat.
Au programme de cette rencontre, nous avons pu échanger lors de divers ateliers sur l'histoire du mouvement syndicale et lycéen, les différents systèmes éducatif d'Europe, les lycées technologiques, les aides scolaires, la démocratie lycéenne, ou encore la position à adopter face à l’extrême droite. Ce fut aussi l'occasion de rappeler l'importance du militantisme de terrain et de la présence de l'UNL partout en France. Le dimanche a été marqué par un débat d'orientation ou les  représentants départementaux de l'UNL ont pu échanger, tant sur la place du syndicat dans un nouveau contexte politique, que sur la réforme des rythme scolaire et la prochaine campagne sur la démocratie lycéenne.
Ce Conseil National s'est déroulé dans un contexte politique particulier qui nous a obligé à adopter une démarche syndicale claire, précise et revendicative pour les mois à venir. Le nouveau président de la République a voulu faire de l’éducation sa priorité. Nous le prenons au mot. Si nous espérons bien que les résultats du 6 mai aient enrayé durablement la vision réactionnaire de l’Ecole que nous connaissions jusqu’alors, nous ne supporterions pas plus l’amorphie en matière d’éducation. L’UNL portera au plus haut les aspirations de tous les lycéens, celles d’accéder à un enseignement de qualité, dans un système éducatif de l’égalité.
L’investissement financier et humain est la première condition pour renouer avec une éducation de qualité. Dans ce sens, nous soutiendrons la proposition de François Hollande d’embaucher 60 000 enseignants et personnels éducatifs dans les cinq ans à venir. Nous veillerons à sa bonne application, et nous devrons être intégrés dans les discussions concernant la répartition de ces postes.  Nous n’hésiterons pas à en demander plus, suivant notre objectif de plafonner le nombre d’élèves par classe à 25 en lycée général, et à 15 en lycées professionnels et technologiques. Nous rappellerons enfin que pour créer des postes, l’Education Nationale aura besoin de candidats. Les métiers de l’éducation doivent à nouveau devenir attrayants, et la première solution pour lutter contre le déficit de candidats au CAPES sera de réformer la formation des enseignants, en y réintégrant une année de stage.
Les postes créés sont nécessaires, mais ne suffiront pas à l’avènement de l’Ecole à laquelle nous aspirons. Nous vous l’égalité entre les lycéens, et entre les lycées.  La première étape sera la remise en place de la carte scolaire. Nous réaffirmerons aussi l’égalité des filières et défendrons l’orientation choisie. La prédominance des lycées généraux sur les lycées professionnels et technologiques doit cesser. Les lycéens doivent pouvoir choisir leur orientation en toute liberté, que la filière choisie ne soit pas discriminée et que certains lycéens ne soient pas déconsidérés. Nous revendiquerons la mise en place d’un Service Public d’Orientation, pour permettre à tous les lycéens de choisir leur orientation en toute liberté.
Pour faire table rase d’un système éducatif élitiste, une révolution pédagogique est nécessaire. La structure de l’éducation et de l’enseignement ne répond plus aux besoins de l’immense majorité des lycéens. La systématicité des cours magistraux ne peut plus tenir. S’ils sont l’unique mode d’enseignement appliqué, ils empêchent à beaucoup d’élèves de suivre leurs cours, ils isolent certains. Les lycéens doivent être au centre du nouveau système éducatif. Les cours doivent être composés, en alternance, de cours magistraux et des T.D. (Travaux Dirigés). Les cours en demi-groupes et les expériences comme les TPE doivent être plus fréquents. L’UNL luttera contre les conservatismes dans l’Education Nationale, et attend du ministère qu’il fasse de même.
La question des rythmes scolaire est elle aussi centrale pour les lycéens. Les travaux entamés par Luc Chatel, puis interrompus « pour cause de campagne électorale », doivent être repris. Le nouveau gouvernement devra réformer les rythmes scolaires, devenus insoutenables pour les lycéens. L’UNL portera fort ses revendications d’une journée de 6h de cours, d’une pause méridienne de 1h30 et d’une semaine de 5 jours, sans diminution des vacances. La mise en œuvre d’un lycée lieu de vie, en plus d’être un lieu d’étude, devra aussi voir le jour par cette réforme.
Nous aspirons aussi à ce que les lycéens soient enfin reconnus comme des citoyens en formation, capables de comprendre le monde qui les entoure, de le contester, de s’exprimer. Notre revendication du droit de vote à seize ans fait son chemin. Les idées évoluent. Pendant la campagne présidentielle, deux candidats l’ont soutenue. Malgré l’hostilité de François Hollande à cette proposition, nous continuerons de la porter haut et fort, pour arriver au plus vite à son application.
C’est aussi le rôle du nouveau lycée de laisser la place à l’expression des lycéens. L'année prochaine, de nouvelles élections lycéennes auront lieu. Un enjeu majeur pour notre organisation, mais avant tout pour les lycéens. Nous sommes attachés à  la démocratie lycéenne. Pourtant celle-ci doit être améliorée et changée en profondeur. Nous présenterons nos revendications en la matière au ministère.
Trop peu de lycéens prennent part aux élections lycéennes car elles ne sont pas assez connues, et la parole des lycéens n’est pas désirée par les administrations. Les instances lycéennes doivent être lisibles par tous les lycéens car elles leurs permettent de participer à la vie de l’établissement, et de prendre part aux décisions qui les concernent en premier lieu.  Les élections au CSE permettent d’influer d’autant plus sur les décisions éducatives prises par le ministère. Pour cette raison, nous demandons à ce que ces élections soient réalisées au suffrage universel direct et que le nombre de représentants élus soient de 10. Parce que nous estimons que l’organisation collective est la manière la plus pertinente pour représenter les lycéens, nous désirons également que le scrutin se fasse par liste, ce qui implique une reconnaissance légale du syndicalisme lycéen.
L’arrivée de la gauche au pouvoir nous laisse espérer de nouvelles conquêtes, alors que nous organisions la résistance depuis de trop nombreuses années. Plus que jamais, nous devons pleinement jouer notre rôle de syndicalistes. Un syndicalisme reposant sur son indépendance, sa démarche de transformation sociale et son rapport de force.
Ce rapport de force, nous devrons l’enrichir chaque jour un peu plus. Nous le gagnerons en marchant sur nos deux pieds : l’un dans la rue, l’autre dans les instances lycéennes. Pour impulser le changement éducatif que nous souhaitons, nous devrons faire adhérer un maximum de lycéen à notre syndicat. Aussi, l’UNL à un devoir de victoire au CSE en 2013. Mais parce que ce changement n’aura pas lieu qu’au niveau national, nous devrons également être majoritaires dans tous les CAVL, présents dans tous les CVL. La préparation de cette année électorale commence dès maintenant.
Face au gouvernement, nous devons porter les aspirations des lycéens et faire en sorte qu’elles soient adoptées. Nous saluons certains des engagements que le nouveau gouvernement a prit, notamment pendant la campagne présidentielle. Cependant, nous serons vigilants quant à leur application. Nous ne permettrons pas qu'ils ne soient pas respectés. Nous continuerons également à nous battre sur tous les thèmes éducatifs qui n'ont pas été abordé durant la campagne. C’est ainsi que nous jouerons pleinement notre rôle de syndicat majoritaire et porterons la parole des lycéens face au nouveau gouvernement.
Nous voulons participer à la rénovation du lycée et à l’élaboration de la future loi cadre. Les lycéens doivent être au centre de cette négociation car nous sommes les principaux acteurs du système éducatif. Nous construirons aussi une réflexion globale avec tous les adhérents de l'UNL, pour porter le projet le plus en accord avec le milieu lycéen, et ainsi mieux le représenter.
Nous ne voulons plus connaître l’Ecole que nous a servie Nicolas Sarkozy, nous voulons faire de cette période une parenthèse de l’histoire. Dès cette année 2012, pour engendrer la reconstruction éducative, notre force syndicale devra être portée à son plus haut niveau.

Les 19 et 20 mai a eu lieu à Paris le Conseil National de l'Union Nationale Lycéenne. Celui-ci a été marqué par l'actualité de ces dernières semaines. En effet le changement de président et de gouvernement amène de nouvelles perspectives et de nouveaux enjeux pour l'UNL. Les élus fédéraux se sont donc retrouvés le temps d'un week-end pour échanger et voter démocratiquement l'orientation du syndicat.  Au programme de cette rencontre, nous avons pu échanger lors de divers ateliers sur l'histoire du mouvement syndical et lycéen, les différents systèmes éducatifs en Europe, les problématiques liées aux lycées technologiques, le manques d'aides scolaires et sociales, le renforcement de la démocratie lycéenne, ou encore la position à adopter face à l’extrême droite. Ce fut aussi l'occasion de rappeler l'importance du militantisme de terrain et de réaffirmer la présence de l'UNL partout en France. Le dimanche a été marqué par un débat d'orientation ou nous avons pu échanger avec l'ensemble des représentants départementaux de l'UNL, tant sur la place du syndicat dans ce nouveau contexte politique, que sur la réforme des rythme scolaire ou les prochaines échéances de la démocratie lycéenne.

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De nouveaux ministres : les lycéens attendent une réelle rupture !

L’UNL a porté un œil attentif à l’investiture de M. François Hollande, ainsi qu’à la prise de fonction de M. Vincent Peillon (ministre de l’Education Nationale), Mme Georges Pau-Langevin (ministre déléguée à la réussite scolaire, et Mme Valérie Fourneyron (Ministre des sports, de la jeunesse, de la vie associative et de l’éducation populaire). Bien des lycéens n’ont pas le souvenir de la gauche au pouvoir. Leurs attentes sont à la hauteur d’un contexte particulièrement difficile. 

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Un partenariat UNL/LMDE pour la réussite de tous : reussite-bac.com


Depuis de nombreuses années, l’UNL agit en partenariat avec La Mutuelle des Etudiants (LMDE). La première mutuelle étudiante propose notamment aux lycéens le site internet reussite-bac.com, seul espace gratuit et de qualité pour t’aider en amont des épreuves du BAC, de la seconde à la terminale.

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Les lycéens dans la rue le 1er mai, aux urnes le 6 mai, pour dire oui à de vraies solutions contre le chômage et la précarité.


Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle ont été la marque, notamment de la part des jeunes, d’une forte volonté de rompre avec les politiques antisociales menées depuis cinq ans, qui ont fortement contribué à augmenter le chômage et la précarité. Cependant, la traduction de ces aspirations n’est pas toujours allée dans le bon sens, à l’image de résultats de Marine Le Pen. Pour y faire face, l’UNL appelle les lycéens à rejoindre les cortèges du 1ermai, avant de se rendre massivement aux urnes le 6 mai. 

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